Matériaux et construction
La paillourte (maison en paille)

La paillourte (maison en paille)

Présentation rapide

David Mercereau (blog “David, le savoir partagé”) construit un cellier d’environ 4 m² avec des murs en adobes (briques de terre crue), pour profiter de l’inertie thermique plutôt que d’une forte isolation. Le cellier est placé au nord de la construction, peu exposé au soleil, ventilation de toiture, murs de ≈ 15 cm d’épaisseur, toit dit “froid”. Le projet intègre aussi des étagères pour stockage alimentaire, des toilettes sèches ventilées, et des techniques low-tech collaboratives (atelier participatif de fabrication des adobes). Le mélange utilisé inclut terre, sable, paille, selon deux recettes testées. On privilégie une version “moins argileuse” pour éviter fissures au séchage.

Média de présentation

Informations de base

Fabricant : David Mercereau
Site du fabricant : https://david.mercereau.info/

Etat de commercialisation : Prototype

Usage : Habitat individuel

Statut Jirinomia : En cours de vote

Analyse rapide

Avantage(s)

Inertie thermique & températueur plus stable — murs en terre crue épais fournissent une certaine masse, ce qui aide à amortir les fluctuations de température, garder le cellier plus frais en été et moins froid en hiver.

Matériaux locaux & simple à fabriquer — terre, sable, paille, moules simples, pas de machine lourde, coût faible, possibilité de mobilisation communautaire.

Low-tech & participatif — chantier participatif, savoir-faire partagé, liberté dans la forme, le format des briques ; adaptable selon les ressources locales / contraintes matérielles

Limite(s)

Isolation thermique faible — l’adobe n’isole pas beaucoup : pour obtenir des résistances thermiques équivalentes à des isolants modernes il faudrait des murs très épais (l’auteur mentionne qu’il faudrait ~ 4 mètres d’adobe pour égaler 35 cm de mur en paille selon “λ / R” standards).

Séchage & fissures — sensibilité au climat, à la pluie, aux variations d’humidité / température. Le choix du mélange est critique : trop d’argile → fissures, trop sec ou trop humide → mauvaise cohésion, perte de forme.

Régularité / finition — les briques adobes artisanales sont souvent irrégulières, les angles peu droits, ce qui complique l’alignement / la maçonnerie précise. Finitions moins “propres” que pour des matériaux industriels ou des blocs calibrés.

Capacité limitée / contraintes verticales — usage plus adapté aux petits volumes, espaces non soumis à contraintes structurelles lourdes ; pour des murs porteurs, ou grandes hauteurs, les performances / stabilité mécanique doivent être vérifiées.

Liens & sources diverses

https://david.mercereau.info/paillourte/

Questionnaire Jirinomia

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