
Centrale osmotique produire de l’électricité avec la différence de salinité entre eau douce et eau de mer
Présentation rapide
Le Japon a mis en service le 5 août 2025 une centrale osmotique à Fukuoka (île de Kyushu), opérationnelle, produisant environ 880 MWh/an. Elle utilise l’eau douce provenant d’une station de traitement des eaux usées et de l’eau de mer, séparées par une membrane semi-perméable permettant la diffusion osmotique. Le gradient de pression créé dans l’eau salée actionne une turbine pour générer de l’électricité. Cette énergie est stable (quasi continue), peu dépendante des conditions météo. Elle est destinée notamment à alimenter une usine de dessalement dans la préfecture.
Par ailleurs, en France, la startup Sweetch Energy développe une membrane osmotique innovante (nano-osmotique) pour des projets pilotes (entre autres à l’embouchure du Rhône, à Port-Saint-Louis-du-Rhône) pouvant exploiter le potentiel entre l’eau douce du fleuve et l’eau de mer.
Média de présentation
Informations de base
Fabricant : Sweetch Energy (dirigée par des chercheurs CNRS / universités, etc.), en partenariat avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et EDF Hydro
Site du fabricant : https://www.sweetch.energy/
Etat de commercialisation : Test Limité
Usage : Habitat collectif / Industriel
Statut Jirinomia : En cours de vote
Analyse rapide
Avantage(s)
Production stable et continue — contrairement au solaire ou à l’éolien, l’énergie osmotique ne dépend pas directement de l’ensoleillement ou du vent, ce qui la rend plus prévisible.
Faible impact “visuel” et potentiellement environnemental — peu d’installations en surface, pas de grandes turbines exposées, moins sensible aux aléas météo extrêmes (tempêtes, etc.).
Potentiel significatif — les projets comme ceux de Sweetch estiment un potentiel de plusieurs centaines de MW dans les deltas ou estuaires, et capacité à alimenter des millions de personnes.
Limite(s)
Puissance actuellement faible — l’exemple de Fukuoka donne ~ 880 MWh/an, ce qui reste très modeste à l’échelle d’une grande ville ou réseau national. Pour comparaison, une grande éolienne ou centrale solaire produit beaucoup plus.
Coût de la membrane et technologie — les membranes semi-perméables performantes, durables, résistantes à l’encrassement sont coûteuses ; l’entretien et remplacement sont des défis.
Besoin géographique spécifique — il faut une source d’eau douce en quantité, proche d’eau salée, et une infrastructure adaptée. Tous les territoires ne disposent pas de ces conditions.
Rendement & efficacité énergétique — l’énergie utilisée pour pomper l’eau, maintenir le gradient, compenser les pertes peut réduire le bilan net; il faut que cela soit optimisé
Liens & sources diverses
https://www.epo.org/fr/news-events/press-centre/press-release/2024/1147731
https://www.lexterieur.com/economie/energies/une-energie-renouvelable-inedite-voit-le-jour-en-france
Questionnaire Jirinomia
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